soproudnana

13 avril 2017

ClumsyBookClub #11 : Malorie Blackman entre chiens et loups tome 1

Bienvenue à tous,

C’est Clumsy qui nous propose de lire un livre par mois, celui que l’on souhaite tant qu’il est écrit par une femme noire.

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Book #11 : Malorie Blackman entre chiens et loups tome 1

 

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 My point of view

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Le livre suit le destin de Sephy, dominante et de Callum, opprimé.

Ce livre est un livre pour ado dans la lignée des Hunger Game ou Divergentes. Il est juste génial. Le ton est juste, l’intrigue est rondement menée, aucun temps mort. J’ai été séduite. Un vrai coup de cœur. Une vision manichéenne du monde avec seulement deux mondes : d’un côté les noirs, de l’autre les blancs.

Une perte de repères complètes où tu auras du mal à savoir si Callum est noir ou blanc. Pareil pour Sephy. Des références, sauce blanche, à Martin Luther King et Malcom X : un Alex Luther qui prône le changement par des actions pacifistes et une milice blanche qui propose des actions coup de poing. Tu y retrouveras la vraie vie comme celui qui fait semblant de ne pas voir ou encore celui qui refuse le système. L’auteure force volontairement le trait pour faire prendre conscience des injustices subies. Tu vas enrager, car tu sais que la réalité est celle décrite mais en inversée. Très peu d’éléments de contexte, mais là n’est pas le propos du livre. Tu y ressentiras toutes les difficultés des amours entre deux milieux que tout oppose selon la société : le rejet, l’exclusion, le racisme, l’incompréhension. Ne t’attend pas un soap à la happy end, ce roman est très réaliste. Suivant du côté où tu te trouves dans la vraie vie, tu feras soit « OUF » soit « je suis dedans jusqu’au coup ».

Pour aller plus loin, il faudrait faire un film car parfois tu seras perdue dans les couleurs de peau. Je conseille vivement ce livre. Ne serai-ce que pour prendre conscience de. Nombre de personne ne comprenne pas les opressions car ils ne les vivent pas et n'ont même idée qu'elles existent. Ce livre c'est un "voyez ce que vivent les opprimés". Je suis en train de dévorer le tome 2 et reviens vite vous dire si il est du même acabit.

ll y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Grace à ce livre j’ai découvert des hommes Noirs dont on ne parle jamais alors je les mets à l’honneur ici.

  

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Matthew Henson

Bras droit de Robert Peary dans la première expédition au pôle Nord en 1909. Il fut très important pour le succès de l’expédition, mais Peary reçut seul tous les honneurs, Henson étant afro-américain.

 

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Daniel Hale Williams

Premier chirurgien cardiaque Afro-américain. Il réussit la première opération à coeur ouvert aux Etats-Unis en 1893.

 

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 Garrett Morgan

L'inventeur des feux de signalisation et des masques à gaz utilisés par les soldats de la première guerre mondiale.

 

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Charles Drew

L'inventeur de la première banque du sang.


01 avril 2017

ClumsyBookClub #10 : Laura Nsafou à mains nues

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Book #10 : Laura Nsafou à mains nues  

 

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My point of view

Ce livre est le premier Roman de Laura. A 14 ans, Laura écrivait sur Skyblog. A 20 ans elle avait fini son manuscrit. 20 ans quoi ! A 24 ans, il est édité.

Ce livre nous permet de suivre le parcours d'une jeune fille, Sybille, atteinte d'haptophobie. L'haptophobie est la peur de toucher et d'être touché. Toi aussi tu n’as jamais lu un livre traitant de ce sujet ?

Sybille vit haptophobie en non stop : dans ses relations, dans sa salle de bain, au travail. Cette maladie, très handicapante au quotidien, envahit ses espaces de vie. Une simple poignée de mains devient un véritable calvaire. Au fil des pages, le lecteur suit le parcours de Sybille vers la guérison, sa guérison. De rencontres en rencontres amoureuses, entre chaud et froid, entre chat et souris, elle prend possession de son corps et de sa vie.

Un moment très agréable dans des décors Suédois.

Je tenais ici à remercier chaleureusement l'auteure pour sa disponibilité et sa gentillesse lorsque je l'ai contacté pour échanger sur son livre.

ll y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Depuis que j'ai commencé ce challenge « lecture de livre écrit par une femme noire », je me demandais quand j'allais trouver un livre qui ne soit pas militant, qui ne parle pas de la lutte des Noirs. Enfin, j'en ai trouvé un. Il y a bien une pique sur la couleur de peau mais elle se fond dans le roman. Ne vous laissez donc pas impressionner par la description d'une auteure afroféministe engagée ! Dans ce livre, il n'en est rien.

C'est un vrai plaisir de trouver un roman plus "neutre". J'espère en rencontrer d'autres : la femme Noire a droit à une vie ordinaire !

30 mars 2017

Be positif : élever un enfant à la peau couleur chocolat en France #2

 

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tableau de ma coupine Isabelle Kessedjian avec une petite fille Noire

clic clic pour commander

 

Hey Black Child
Do you know who you are
Who you really are
Do you know you can be
What you want to be
If you try to be
What you can be


Hey Black Child
Do you know where you are going
Where you're really going
Do you know you can learn
What you want to learn
If you try to learn
What you can learn


Hey Black Child
Do you know you are strong
I mean really strong
Do you know you can do
What you want to do
If you try to do
What you can do


Hey Black Child
Be what you can be
Learn what you must learn
Do what you can do
And tomorrow your nation
Will be what you what it to be

 Countee Cullen

clic clic les étoilesnoires

 

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La reine des neiges version afro-américaine

 

Tu sais déjà la lourdeur du regard qui te fait te sentir différente.
Tu sais déjà le tranchant des mots qui te font te croire inférieure.
Tu sais déjà le supplément de travail que tu vas devoir fournir.
Tu sais déjà forger ton armure face aux attaques du monde.

Mais tu as en toi l’or du Soudan pour briller dans la noirceur de leur ignorance.
Tu as en toi les diamants de la Namibie pour renforcer éternellement ton amour face à leur haine.
Tu as en toi l’ébène de Madagascar pour que se développent les branches de tes multiples talents.
Tu as aussi ce nuage de coton qui te fait reine quand d’autres te croient esclave.

Tu sais déjà beaucoup. Si peu pourtant.
Mais tu as tout.

Hawa Koubrabaye

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29 mars 2017

ClumsyBookClub #9 : Léonora Miano Ces âmes chagrines

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Book #9 : Léonora Miano Ces âmes chagrines 

 

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My point of view

Un livre dense, compact. Des personnages très marqués.

Une histoire d’enfants délaissés par leur mère avec en trame de fond les liens qui unissent et désunissent l’Afrique et l’Europe.

On voyagera sur le continent subsaharien, dans l’intra-muros et le Nord en cherchant sans cesse à y mettre le nom d’un continent ou d’une ville. On croisera une multidude de personnages. On vivra la misère de la clandestinité dans le Nord.

Modi, le fils métis, s’enlise dans la douleur. « prenait conscience de son désarroi , de son inaptitude à dépasser ses vielles blessures. » Une quète d'identité : comment faire face au choix de la double identité ? Rejeter l'une, garder l'autre ? Comment créer une identité plurielle. Les ravages d'un divorce pour cet enfant dont la mère prend un nouveau mari qui n'accepte pas le package "femme+enfant". C'est un homme en colère que l'on retrouve. La colère de l'injustice, l'amertume puis vient la méchanceté. Comment aimer quand on a soi même était mal aimé ? Comment retrouver ou créer de l'estime de soi ? Comment garder le cap?

Maxime, le fruit du viol, fait front. « de ceux qui, s’ils se rendent compte du malheur qui les accable, trouvent toujours en eux de quoi endurer sereinement la vie, de quoi espérer, de quoi créer du sens. »

Une mère branchée sur les ondes " instinct de survie", incapable de choisir son enfant à un instant de sa vie.

Des vies, des regards, des âmes chagrines.

J’ai quitté le Mboasu, fermé ce livre avec une furieuse envie de respirer, de vivre comme si je venais de lire une partie de ma propre histoire au masculin.

 

ll y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Un extrait du livre sur ce rapport tellement chargé d'histoire entre le continent et le Nord.


«Au vu de ces éléments, on s’effarait de l’acharnement que mettaient les puissances nordistes à refouler les Subsahariens désirant s’établir chez elles, quand elles s’échinaient, avec autant d’énergie, à tout faire pour les conduire à désespérer du Continent. La morale aurait recommandé de leur dérouler le tapis rouge, purement et simplement, parce que aucune politique de codéveloppement, aucune ambition de commercer équitablement avec le Continent, ne pouvait tenir lieu de compensation acceptable, face à des siècles de spoliation, de mépris. Tant qu’un ne serait pas tout à fait quitte les rapports seraient souvent faussés, les Subsahariens n’approchant les Nordistes que dans le but- de se faire rembourser d’une façon ou d’une autre. C’était rude pour ceux des Nordistes qui recherchaient des relations plus fraternelles que celles instaurées par leurs ancêtres, mais c’était éminemment compréhensible, les compteurs n’ayant pas été remis à zéro, ne pouvant aisément l’être.»

 

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21 mars 2017

ClumsyBookClub #8 : Chimamanda Ngozi Adichie Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe

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Book #8Chimamanda Ngozi Adichie Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe

 

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My point of view

Ce petit bouquin est une pépite !

Tu y trouveras la lettre d’une femme à une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde.

Les suggestions sont distillées avec nuance et subtilité. Tu les trouveras pleine de bon sens. Tu auras envie de les relire pour les faire tiennes et ensuite les transmettre à tes filles, tes nièces, tes copines…

Tu verras avec quelle délicatesse l’auteure parle de sa culture (Igbo) en sachant discerner le « à prendre » et le « à laisser ».

Tu y trouveras plein de petites anecdotes éclairantes sur le propos.

Tu tomberas parfois des nues car tu te rendras compte que tu tombes toi aussi dans certains pièges.

C’est un petit livre de chevet à lire, à oublier puis à relire.

 

ll y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Un extrait du livre. Si tu vas jusqu’au bout de cet extrait tu trouveras un extraordinaire tuyau pour faire lire ta progéniture.

 

«Apprends à lire à Chizalum. Apprends-lui à aimer les livres. Le mieux est encore de lui montrer simplement l’exemple au quotidien. Si elle te voit lire, elle comprendra que c’est une bonne chose…

Les livres l’aideront à comprendre et à questionner le monde, ils l’aideront à s’exprimer… Je ne parle pas de livres scolaires. Je parle de livres qui n’ont rien à voir avec l’école, d’autobiographies, de romans et de livres historiques. Si rien d’autre ne marche, paie là pour lire. Récompense la. Je connais une femme Nigériane remarquable, Angela, une mère célibataire qui a élevé son enfant aux États-Unis. Sa fille rechignait à se mettre à la lecture, alors elle a décidé de la payer 5 cents la page. Une entreprise onéreuse, plaisantait-elle plus tard, mais un investissement rentable. » 


19 mars 2017

ClumsyBookClub#7 Calixthe Beyala L’homme qui m’offrait le ciel

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Book #7Calixthe Beyala L’homme qui m’offrait le ciel

 

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My point of view

Le style imagé, langoureux vous emporte dans une passion entre un magnat de la télévision et une femme noire engagée pour la cause des Noirs. Au fil des pages, vous vous voyez regarder son émission le dimanche et vous pensez à Monsieur Drucker. Pour découvrir que cet amour fou est celui de la romancière et de Michel.

Un agréable moment en compagnie de ces personnages qui s’offrent une seconde jeunesse. De l'amour, des illusions, des désillusions ...

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Un extrait du livre posé comme un appel.

« Mon parcours? Vingt pour cent de chance et quatre-vingts pour cent de travail. 
C'est toujours ainsi que je parlais aux Africains, manière de leur dire qu'ils ne s'étaient pas battus, n'avaient pas assez travaillé pour nourrir leurs enfants, protéger leurs femmes. Quatre-vingts pour cent de travail. Oui, il fallait ça. Ils ne l'avaient pas fait. Ils avaient laissé les Blancs tout leur prendre, leurs terres, leurs corps, leurs sous-sols, leurs rivières, leurs poissons, leurs brousses, leurs montagnes, ils n'étaient pas des hommes, pas des hommes, ils se laissaient manipuler jusque dans leurs pensées, oui leurs pensées, même leurs foutues protestations venaient de l'extrême gauche occidentale, pas des hommes, oui pas des hommes, ils déambulaient çà et là, avec les idées d'autrui plein la bouche, infoutus de créer, frimaient dans les avions qu'ils n'avaient pas créés, conduisaient des voitures qu'ils n'avaient pas créées, portaient des costumes cravate qu'ils n'avaient pas créés… Pas des hommes, oui pas des hommes, avec des manières qui n’étaient même plus d’eaux, avec quelques terres d’ancêtres dont les femmes s’occupaient, quelques chèvres dont les enfants prenaient soin, des hommes qui dépendaient pour beaucoup d’entre eux des femmes et des enfants pour se nourrir. " 

15 mars 2017

ClumsyBookClub#6 Diariatou Kebe Maman noire et invisible

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Book #6 : Diariatou Kebe Maman noire et invisible

 

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My point of view

C’est le livre riche d’un témoignage. Le témoignage d’une femme noire au 21ième siècle. Il s'agit de Diariatou Kebe qui est aussi Clumsy : oui ! Oui!  L'organisatrice de ce groupe de lecture. Du coup, la pression d'émettre un point de vue : juste énooorme ! J'ai fait du mieux en restant le plus honnête possible. Foncez, le livre est super !

C’est un cri. Un hurlement de détresse en pleine tempête. Une tempête dans laquelle il n’existe pas de bouée de sauvetage, pas de protocole, seulement, un vide intersidéral.

Diariatou met le lecteur face à cette évidence, les femmes noires sont invisibles en France et tout particulièrement durant leur grossesse. Où sont les bons tuyaux dont on se délecte dans les bouquins ? Ils n’existent pas.

Alors elle se lâche. En ce sens, c’est une pionnière. Merci pour cet acte déposé pour toutes les femmes noires. La béance du vide est immense, l’auteure part donc tous azimuts dans différentes directions. Elle invite d’ailleurs à la fin de son livre l’ensemble des femmes noires à poursuivre ce début de réponse : "que les femmes noires écrivent, parlent, filment, réalisent, créent autour du fait d'être femmes et noires, mais pas seulement, qu'elles innovent donc !"

Vous trouverez dans ce livre des parties concernant la femme noire « universelle » et des parti-pris qui sont le témoignage d’une femme noire qu'est l'auteure. La dimension musulmane y est aussi abordée. 

Le livre se compose de trois parties : la grossesse, être mère et bébé noir.

 

La grossesse

Pour une majeure partie, et c’est rassurant, la grossesse d’une femme noire reste similaire à celle d’une femme blanche. L’auteure parle des micro-agressions liées à la couleur de peau avec beaucoup de justesse. Tu y apprendras que ton nez peut grossir durant la grossesse. Tu y découvriras des injustices à dormir debout sur les traitements différenciés entre femmes ethnisées et femmes blanches : tu as beaucoup plus de chance d'avoir une césarienne, tu seras moins accompagnée car tu es plus capable, tu seras considérée comme "plus forte" : tu seras en colère, très en colère !

On ne retrouve pas ici les tendances de l’époque de mes grossesses. Cette super gêne quand tu arrives, seule, noire, à la piscine pour la préparation à la grossesse. Ou, quand la sage femme arrive chez toi pour te faire une séance musique et bébé, qu’elle s’excuse de n’avoir que de la musique classique et pas « un truc de chez toi ». Qu'elle revient à la séance suivante avec olélé moliba makasi. Que tu lui expiques que tu ne parles pas Congolais. Que c'est un peu comme si elle chantait une berceuse en Polonais à son petit. Bref, comme le dit Diariatou chaque grossesse est unique.

 

Être mère

Comme ce livre est le mix d’un témoignage personnel et d’une femme noire universelle, tu ne trouveras pas de tuyaux si :

- tu n’as pas pu allaiter ton bébé

- tu es déracinée et que toute ta famille vit à une distance telle qu’elle ne peut être proche de toi durant ce passage de ta vie. 

 

Bébé noir

C’est la partie qui me touche le plus. Élever un enfant à la peau brune en France : cic clic clic. Je plussoie toutes les propositions. Ce sujet mériterait d’être traité de manière approfondie par des universitaires afin d’avoir des réponses adaptées aux différents profils (adoption, couple mixte, classe, etc.) : les femmes noires (ou hommes) qui font des thèses, go, go, go ! On a toutes des idées, des tuyaux mais un réel manque de recul sur ce qui fonctionne ou pas.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Le color-blind : l’aveuglement aux couleurs.

Je découvre depuis début 2017 (il n'est jamais trop tard), les voix de nombres de femmes noires, un peu, beaucoup afroféministes, et j’ai été un peu déroutée, au départ, par les termes utilisés. clic clic clic pour lire le superbe article de Naya Ali sur l'afro féminisme.

Il existe déjà un jargon corporatif : genrée, racisée, afro-descendante, intersectionnalité, radicalité, etc. Ne parlons pas des anglicismes !

Et ça c’est juste géantissime. Cela veut dire qu’un mouvement est en marche. Certes, il laisse à la marge les héroïnes ordinaires comme le dit très bien Kiyemis dans cet article. Cependant, cela signifie que cette invisibilité est déjà en train de devenir visible, existante, de part un langage commun.

Après, reste à le populariser !

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12 mars 2017

ClumsyBookClub#5 Félicité Kindoki et Espérance Miezi Comment savoir si vous êtes noir

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Book #5 : Félicité Kindoki et Espérance Miezi  Comment savoir si vous êtes noir

 

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My point of view

Ce livre est drôle et caustique. Deux sœurs d’origine angolaise et congolaise, résidentes en banlieue Parisienne, racontent avec beaucoup d’autodérision leur quotidien. Poilade et crampes d'estomac garanties !

Rien que la dédicace te met dans l’ambiance : humour et second degré.

« A Marine, son daron et toute la clique pour nous avoir rendus plus forts. »

 

Le livre est rythmé par un grand nombre de proverbes.

« Si tu te tapes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n’en déduis pas forcément que c’est la cruche qui est vide. »

« Qui avale une noix de coco, fait confiance à son anus. »

 

Entre les proverbes s’intercalent de courtes scénettes. Je cite içi le texte.

« Le noir à la télé.

Dès qu’il y a un Noir à la télé, ton attention est décuplée. C’est limite si tu ne compares pas le nombre de ses répliques avec les autres comédiens. Tu remarques alors que c’est souvent la même chose :

- Tu es énervé(e) parce qu’ils ont sous titré le Noir qui parle dans le reportage de TF1 alors q’on comprend très bien ce qu’il dit.

- T’es énervé(e) à) cause de la voix off qu’ils ont attribuée à l’acteur Noir-américain.

- T’es énervé(e) car le noir joue toujours le rôle du Noir dans un film Français : le mec drôle, l’expulsé, le sans-papiers, l’adopté, le délinquant, le marabout, l’excisée, la mariée de force, la victime de racisme, la toxico, la racaille, l’esclave.

- T’es énervé(e) car le Noir sort toujours avec la Noire dans le film Américain (comme s’ils ne pouvaient pas se mélanger)

- T’es énervé(e) parce que c’est toujours le Noir qui meurt en premier.

Bref, quoi qu’il arrive, au final, tu es toujours énervé(e).

 

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

Le petit plus du livre ce sont toutes ces expressions made in Paname que tu ne connais peut être pas et qu'elles t'expliquent.

- la nappy girl : sorte de hippie capillaire ou évangéliste du cheuveu Afro

- les cheveux coulis : cheveux métissés fins et bouclés

- Fatou flinguée : fille négligée

- Niafou ou Rihanata : fille extravagante et rebelle

- Beyoncé Coulibaly (le livre date de 2014) : imitation de madame Carter (sans le staff et le budget cosmétique).

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09 mars 2017

Be positif : élever un enfant à la peau couleur chocolat en France #1

Il existe des constats : une pléthore d’histoires d’humiliations, de racismes, de piques douteuses. Inutile de le nier : la vie de nos petits bouts de choux n’est pas toujours tendre.

Au début, il y a de la colère. Mais, la colère pour la colère n’apporte rien de bon, rien de constructif. Apprendre à ses enfants à se battre dans la vie, à faire face à l’adversité est le lot de chaque parent. Cependant, il existe des spécificités relatives à la couleur de la peau.

 

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Comment élever un enfant à la peau brune dans un monde majoritairement blanc ?

Cette série de billets a pour objectif d’apporter des pistes de réflexions afin d’aider nos jeunes pousses à la peau brune à grandir du mieux possible dans un monde à suprématie blanche. Je parle ici d’enfants à la peau brune nés en France. Je ne suis pas sociologue, je ne détiens pas de réponse absolue et peut-être me goure-je. N’hésitez pas à recadrer si cela vous semble utile pour nos bambins.

Nous essayerons de prendre les constats les uns après les autres et d’y apporter des réponses et ainsi, forger nos enfants pour traverser avec brio son lot d’épreuves à venir.

 

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Anne Geddes

 

Constat#1 la conscience chez l’enfant à la peau brune, très jeune, de son infériorité face aux enfants blancs.

Le livre d’Amy Chua, « triple package », expose que des minorités réussissent plus que d’autres aux États-Unis. Elle cite les juifs, les Cubains, les Indiens, les Libanais, les Iraniens, les Nigériens. Ce livre est très controversé ; Amy Chua est une maman tigre. La première caractéristique qui explique l’ascension de ces groupes est le complexe de supériorité.

Dans son article, les frontières culturelles et les enfants de minorités, publié dans la revue Française de pédagogie, John U.Ogbu donne la conclusion suivante :

« Une des principales raisons — mais pas l'unique — de cette absence relative de réussite scolaire est le type d'orientation culturelle qu'ils projettent sur l'école, c'est-à-dire le modèle social, ou leur perception de la « réalité sociale », qui contient des éléments de leur vision sur les voies de la réussite pour les Noirs, de leur stratégies de survie face à la barrière des emplois, de leur méfiance envers les Blancs et les écoles qu'ils contrôlent, ainsi que de leur identité et de leur cadre de référence culturel d'opposition. » (étude Américaine)

Dans cette conclusion, on trouve d’autres constats que nous développerons dans d’autres billets. Cependant, on retrouve encore, en creux, le sentiment d’infériorité.

Le fameux test de la poupée noire : clic clic clic

Nous ne sommes pas aux États-Unis. Mais je n’ai pas trouvé de biblio sur des études faites en France. Si vous en avez ?

Concrètement, sans forcément parler de complexe de supériorité, que puis-je faire pour développer assurance et confiance en soi chez mon enfant à la peau brune ? C’est notre comportement qui va influencer pour partie la façon dont on va nous traiter : confiance et assurance inspirent le respect.

 

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Anne Geddes

 

Tout, absolument tout, ce qui pourra développer l’estime et la confiance en soi peut et doit être mis en œuvre.

Être fier de lui ! Chaque jour, chaque matin, renvoyez lui une image positive de ses spécificités liées à sa négritude. Ses cheveux crépus ou frisés sont beaux, sa peau est dorée comme un petit beurre à croquer. Il est intelligent. Signifiez lui que quoiqu’il arrive dans la vie, vous serez toujours là. Chaque enfant est spécial, le nôtre aussi. Tout ce qui est rare est précieux, à l’image des diamants.

Développer ses talents ! Éviter un sport et/ou une activité qui ne lui conviennent pas. Allez à la facilité choisissez des activités où il excelle ou tout du moins là où il a des talents. Il devra produire des efforts certes mais ils seront récompensés. C’est très gratifiant pour la confiance en soi. Si l’environnement de l’activité est propice au racisme et que vous ne le sentez pas assez armé, pensez au cours particulier.

Parlez lui du libre arbitre ! Tu sais Pierre, celui que tu n’aimes pas. Tu ne sais pas trop pourquoi.Tu as le droit de ne pas l’aimer, comme d’autres ont le droit de ne pas t’aimer. C’est ce que l’on appelle le libre arbitre. Malheureusement, il y a des personnes qui ne t’aimeront pas pour la couleur de ta peau. N’essaye même pas de les convaincre que tu es quelqu’un de bien, prend tes jambes à ton coup et va voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Les armer face aux préjugés, aux à priori, aux peurs et aux croyances dépassées des blancs !

« Est-ce vrai que tu descends d’un cocotier ? »

« Comme la souris du fromage, chéri. Est-ce que tu connais les évolutionnistes et les créationnistes ?»

« Est-ce vrai que tu descends du singe ? »

« Il semblerait que nous, les humains nous ayons un ancêtre commun. Et donc, toi aussi. »

Parfois, les propos racistes sortent tellement de nul part qu’il est difficile d’avoir de la répartie. Nous ne pouvons envisager les fonds abyssaux de l’imaginaire des gens. Il doit développer sa capacité de résistance à ses attaques et vous seuls pouvez l'aider.

Favoriser la discussion, il est nécessaire que votre enfant vide son sac. La discussion doit nécessairement se terminer par une affirmation de l’estime de soi pour l’enfant. Le doute ne doit pas s’insinuer dans son esprit, ce n’est pas lui qui est bête ou sale, c’est l’autre qui est inculte. Faites des tests si cela peut le rassurer : prenez de l’eau et mettez ses mains dedans. Il ne doit vraiment subsister aucun doute dans son esprit quand à la fierté qu’il doit ressentir d’avoir la peau brune.

Renvoyez lui des images de jouets qui lui ressemblent !

Voici un site de livres avec des héros à la peau brune : clic clic clic

Fouillez ! Perso, moi je ne suis pas pour les livres du genre Kirikou. Mes enfants ne se trimballent pas à poil et ne vivent pas entourés de sorcières et de marabouts.

Soyez vigilent dans les jouets que vous achetez.

Ne prenez pas que des poupées blondes ! Il existe plein de jolies poupées brunes. https://frisettes.wordpress.com/2015/11/25/noel-approche-ou-trouver-la-poupee-noire-ideal-pour-sa-fille/

J'ajoute içi

les poupées happy to see you clic clic clic

Rose Choco

La famille Milo et Lila DJECO

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Trouvez quelques séries et films avec des héros à la peau brune qui renvoient une image positive : les Américains savent bien faire !

Trouver des références d'hommes et de femmes à la peau brune qui renvoient une image positive et gaver les avec.

Un enfant a besoin de référence. Trouver des modèles noirs, des modèles qui lui montreraient l’homme ou la femme qu’il pourrait devenir. Aujourd’hui des pionniers et des pionnières existent.

Un poster d’Obama, ça ne coûte rien et un « Yes we can » chaque jour, ça ne peut que faire du bien !

J’émettrai un petit bémol pour les personnalités militantes dans la plus tendre enfance. Elles créent d’emblée un fossé entre les blancs et les noirs. Ce serez dommage que votre enfant arrive à l’école en scandant des « Vous les blancs, vous n’êtes que de sales colons ». Il n’est pas sage, je pense, de les mettre d’emblée dans une culture d’opposition. A vous de trouver le bon age et d’expliquer que OUI mais qu’il y aussi des blancs qui se sont battus pour nos droits à nos côtés.

Donner lui la fierté de l’appartenance à une famille à la peau brune. Il porte votre nom, il doit faire honneur à la famille et son attitude rejaillira sur tous. Il est important à vos yeux et aux yeux de sa famille car il a le même nom que vous et que ses pairs. Si cela est possible, rien ne vaut la douceur du foyer. Ce sera pour lui un refuge, un lieu pour se ressourcer.

Je suis bien consciente que des enfants ayant pour référents une famille blanche auront plus de difficulté avec cette proposition. Je proposerai un billet sur le sujet ultérieurement.

Éviter les paroles humiliantes et abaissantes. Préférer à un « Puisque tu es noir, tu devras travailler plus que les autres » un, « Si tu veux atteindre tes objectifs, il faudra franchir des obstacles et pour cela, tu devras te battre et trvailler dur. » Seul son intellect et ses aptitudes sont ici mis en cause.

« Tu as vu ta copine, elle, elle travaille mieux que toi et elle est blanche ! ». On est humain, on dit tous des bêtises. La priorité doit rester votre enfant. Si vous choisissez de le mettre en compétition, essayez de le faire avec un enfant à la peau brune ou de ne pas valoriser la réussite de l’autre enfant par sa couleur de peau blanche.

Réserver lui des safe place. Des endroits où la couleur de peau n’a pas d’importance.

Fuir les personnes toxiques. Inutile de garder dans son réseau des personnes qui font ce genre de remarques « ils sont beaux quand ils sont petits les noirs, c’est après que ça se complique. »

Par exemple, si vous sentez que votre pédiatre ne vous prend pas au sérieux à cause de la couleur de votre peau, changez-en.

Apprendre à vivre avec des enfants différents. Proposer lui dès le plus jeune age, cette ouverture au monde. Essayer de ne pas mettre en opposition frontale directe les noirs et les blancs, et les jaunes et les verts. Il y a des personnes sympas partout quelque soit leur couleur de peau. Nous vivons dans un monde où les différences mériteraient d’être perçues comme des richesses, des forces qui favorisent la complémentarité.

Traquer le système scolaire. Favoriser son ambition et ses rêves. Un enfant à la peau brune peut devenir un cadre sup’ s’il le souhaite et s’il en a la volonté.

L’école peut être ingrate. Certains enseignants auront des à priori. Sans projeter sur vos enfants des ambitions irréalistes, ne laisser pas traîner des appréciations de bulletin scolaire qui vous semblent fallacieuses ou ne choisissez pas des orientations scolaires décalées par rapport à ses résultats (au besoin demandez plusieurs avis).

A contrario renforcer les liens avec le système scolaire s’il favorise le développement de votre enfant.

Je ne vous referai pas Bourdieu mais pensez-y quand même !

Si vous même, vous avez la peau brune et que vous avez des problèmes à régler avec les blancs, faites le vite ! Plus vous serez à l’aise avec cette question, plus ce sera facile pour vos enfants.

..........................

Ce ne sont ici que mes petites réflexions, elles ne sont pas exhaustives, non hiérarchisées, elles peuvent évoluer, s’affiner ou être complétées. Nous sommes tous uniques. Chacun de nos enfants vivra et réagira différemment. Il n’y pas d’attitude type. A nous d’être à l’écoute. Chaque sensibilité, chaque parcours, chaque peur détermineront leurs réactions.

Cet espace se veut être un espace de discussion, pour échanger, partager, se filer des tuyaux, n’hésitez pas ! Si vous avez des besoins de réponses, des témoignages à apporter, On peut creuser ensemble dans les commentaires de ce billet. Si vous avez des références à fournir et des lectures. Lâchez vous !

 

Ressouces disponibles :

Diariatou Kebe, Maman noire et invisible, chapitre 3, La boite à pandore, 2015

Rokhaya Diallo, Comment parler du racisme aux enfants, Le baron perché, 2013

Christiane Taubira, l'esclavage raconté à ma fille, points, 2015

Posté par soproudnana à 17:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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01 mars 2017

ClumsyBookClub#4 Marie NDiaye trois femmes puissantes

Bienvenue à tous,

C’est Clumsy qui nous propose de lire un livre par mois, celui que l’on souhaite tant qu’il est écrit par une femme noire.

Clic clic sur le lien de son blog  pour plus d’explications ou celui du Clumsy book club sur goodreads.

 

Book #4 : Marie NDiaye-trois femmes puissantes #roman engagé goncourt 2009

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My point of view

Je ne referai pas le pitch, il est sur la quatrième de couverture. clic clic clic

La construction du roman nous emmène d’un univers à l’autre. Chaque univers étant connecté. Le ton est juste. C’est très surprenant car ce ne sont pas trois femmes puissantes que nous découvrons mais deux femmes et un homme. 

Cette femme invisible, Fanta, est-elle si puissante pour n’être que l’ombre de son mari ?

Norah est-elle si puissante pour n’être que l’ombre de son père ?

Khady Demba, l’immigrée mise dehors comme une malpropre par sa belle famille, quand à elle, n’a droit qu’à un petit chapitre.

Ne vous attendez pas à vous détendre, ce sont des femmes au destin tragique. Vous serez plongée dans la complexité et les méandres tortueux et torturés des personnages.

Mon intérêt est allé decrescendo. La première histoire m’a captivé et je suis restée sur ma fin de ce « sans suite ». Si je suis honnête, j’ai lu jusqu’à la fin du livre avec l’espoir de la fin du premier récit. Et donc, je n’étais pas totalement disposée et disponible pour Fanta et Khady Demba car mon esprit pensait encore au frère et au père de Norah.

Comme je vis dans un monde, somme toute, assez privilégié j'ai encore été bouleversée.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce livre… Je vous laisse le découvrir en le lisant !

 

More and more

 

Dans le deuxième récit on y retrouve THE superbe cliché colonial.

Le mari de Fanta se retrouve en Afrique pour enseigner. Suite à un acte monstrueux de sa part sur son lieu de travail (il tabasse un étudiant qui lui fait penser à son père qu’il hait, pour la faire courte), il se voit contraint de rentrer en France. Sa femme, Fanta, le suit. En Afrique, Fanta était une brillante professeure de philosophie, propriétaire. En france, elle se voit donc, sans équivalence possible pour ses diplômes, reléguée au rang de femme au foyer.

Et là, son mari, tranformé en colon de base, suite à un moment de colère, lui balance un « Tu n’as qu’à retourner d’où tu viens ! ». Hum hum hum. Comment dire ça picote légèrement d’un coup.

Je cite ici le texte :

« Tu es trop blanc et trop blond, ils en auraient profité, ils se seraient acharnées à te détruire. Même l’amour, ça n’existe pas là-bas. Ta femme, elle t’a pris par intérêt. Ils ne savent pas ce que c’est que l’amour, ils ne pensent qu’à la situation et à l’argent. »